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Un mercredi à la maison

Un mercredi à la maison

pour toute la famille, pour les recettes de cuisine, pour les sorties, pour les trucs et astuces, pour parler de ce qui nous entoure, pour rire autour des paroles d'enfants !

J'arrête de râler sur mes enfants

J'arrête de râler sur mes enfants

Le titre de ce livre vous invite à relever un défi de 21 jours pour changer : j'arrête de râler sur mes enfants (et mon conjoint). Quand j'ai acheté ce livre, ce n'était pas spécialement pour relever ce défi, même si pour ceux et celles qui me connaissent, je suis une femme à challenges, mais pour plusieurs raisons que j'expose ci-après : d'une part, je suis depuis environ deux ans dans une communication bienveillante avec mes enfants, respectueuse de l'autre, d'autre part pour trouver des pistes pour améliorer encore plus notre quotidien car mes enfants grandissent, enfin, parce que je suis "gourmande" de ces lectures, moi-même dans le monde associatif submergé d'enfants et de jeunes. Et surtout, la couverture m'a beaucoup plu...

J'ai donc entrepris la lecture de ce livre où bien entendu, je me suis retrouvée dans plusieurs situations décrites. Pourquoi râler ? La journée est fatiguant avec le boulot, la circulation n'en finit plus, j'arrive un peu juste niveau horaires à la garderie. La deuxième journée commence et les enfants n'ont pas trouvé mieux que de se chamailler en criant dans la voiture, ce petit endroit où ça raisonne. Il fut un temps où j'aurai crié plus fort qu'eux, j'aurai même puni. Je ne dis rien, je respire, si je râle, des mots vont sortir de ma bouche et je vais le regretter. Arrivés à la maison, ça râle parce que l'un souffle, l'autre ne veut pas mettre son pyjama. Il fut un temps où j'aurai soufflé plus fort qu'eux, j'aurai même puni. 1ère étape : je m'enferme dans ma cuisine pour décompresser un peu, j'ai passé une journée de merde, mais mes enfants n'y sont pour rien. Souffle-toi aussi, le négatif sort, maintenant souris. 2ème étape : allez hop pyjama et chaussons pour tout le monde, moi y compris, et le premier qui a gagné, a le droit de décider à quel jeu on jouera après le dîner. Je dédramatise la situation. C'est un exemple parmi tant d'autres.

Bien sûr, ce n'est pas toujours comme ça. Il m'arrive de les amener à coopérer, à leur poser la question pourquoi ils agissent ainsi. Il m'arrive aussi de râler, mais moins souvent. Et quand ça m'arrive, de m'excuser auprès d'eux, toujours pour leur montrer l'exemple.

J'en suis arrivée là parce que je me suis rendue compte que râler ça me fa-ti-guait. Et encore plus quand on élève seule ses enfants. Personne ne prend le relais. Râler ce n'est pas respecter l'autre.

J'arrête de râler sur mes enfants

J'ai apprécié le chapitre 5 du livre qui cite et explique ce que les auteures appellent les 7 leçons de vie. Leçons que j'applique depuis deux ans sur ma famille et ma vie sociale.

-> arrêter de râler ne veut pas dire tout accepter : coopérer avec ses enfants, les inclure dans la vie familiale, savoir être ferme, le cadre est posé, la routine est fixée.

-> savoir lâcher prise et choisir ses batailles : j'ai abandonné que ma maison soit nickel du sol au plafond, je profite de mes enfants...et de moi. J'ai mis longtemps à m'en apercevoir, mais ceci était vital.

-> apprendre à parler pour être entendu : il est cité 6 étapes tirées de la communication non violente que je reprends depuis notamment celle d'éviter de parler aux enfants en bas de l'escalier mais s'adresser directement à eux, parler en mode JE (je m'attache beaucoup à le faire. Au début, vous êtes sur le mode reproche avec le TU, avec l'entraînement, vous vous apercevez que votre communication change), exprimer son émotion, son besoin (toujours en utilisant JE, par exemple quand ils se chamaillent dans la voiture, j'exprime mon émotion, en leur indiquant que je suis déçue, j'aurai besoin de calme jusqu'à notre arrivée -> je ne les dévalorise pas, je remets en cause une situation), etc.

-> semer de la bienveillance : mon chantier depuis deux ans :0) => semer du positif, semer du sourire, du bonheur, et il pleuvra du positif et du sourire dans votre maison !!! Et ça marche. C'est à l'adulte de planter ce qu'il souhaite dans sa maison. Si l'adulte râle, l'enfant râle !

-> apprendre à célébrer ce qui va bien : notre vie à 3 est faite de tous petits bonheurs et il nous arrive de danser ou de chanter dans la cuisine comme bon nous semble. J'arrive à monter un bureau toute seule, on le fête. Mon fils a gagné un match de foot, on le fête. Ma fille a eu un champion de copie, on le fête. Quand tout va bien, il faut aussi le célébrer, même quand il peut s'agir de si peu aux yeux de certains.

-> reconnaître et encourager les bons comportements : depuis une conférence sur la discipline positive, j'ai fait la différence entre les félicitations et l'encouragement et l'impact sur l'enfant. Féliciter c'est l'inciter à vous devoir quelque chose ; l'encourager c'est le valoriser. Prenons un exemple : quand mes enfants me présentent leur cahier et qu'ils sont fiers de leur "champion de copie" ou de leur "Très Bien" suite à leurs excellents résultats, je les encourage par de petits mots comme "je t'encourage dans tes efforts, dans tes révisions, dans l'excellent travail que tu fournis au quotidien...tu as pris du plaisir à faire cet exercice...je vois que tu as bien compris la consigne..." et non pas "je te félicite, je suis fière de toi". Je ne veux surtout pas que mes enfants rapportent de bonnes notes POUR moi !

-> se donner une chance supplémentaire de mieux faire : Je suis partie du principe que je ne suis pas une mère parfaite et que mes enfants ne sont pas non plus parfaits. L'accepter est une chose, le montrer aux autres en est une autre. Mais cela fera partie d'un autre article sur un livre que j'ai entrepris de lire... Ce n'est pas Oui Ouiland à la maison et il m'arrive tout comme mes enfants de râler et les mots dépassent notre pensée. Mais la vie nous a donné l'opportunité de recommencer et de faire mieux, d'apprendre de nos erreurs. Et c'est là notre chance de se pauser ensemble, de discuter, de s'enlacer et d'avancer vers demain.

J'arrête de râler sur mes enfants

Pourquoi je ne relèverai pas ce défi de 21 jours ?

Tout simplement, je ne m'en sens pas capable. J'ai deux jeunes enfants, je suis seule avec une carrière professionnelle très prenante, un bénévolat important. Les raisons ne sont certes pas valables mais j'estime aujourd'hui ne pas pouvoir relever le défi. Cependant, j'applique par "brides" de façon à instaurer un climat bienveillant et ferme à la maison.

J'ai relevé des pistes intéressantes dans la troisième partie du livre, que je peux appliquer dans mon quotidien.

-> j'ai déclaré la cuisine comme un ENDROIT NON RALEUR. J'ai scotché sur la porte de la cuisine une affiche qui est disponible sur le site www.jarretederaler.com. J'ai préféré cette pièce car c'est celle-ci où nous nous retrouvons souvent tous les 3 et où fusent les échanges, souvent les plus houleux.

-> je vais m'appuyer sur le témoignage de l'auteure Florence pour scotcher un message sur les toilettes de l'étage "Je suis en mauvaise santé à force de ne pas servir. Signé la Chasse d'eau" et un 2ème message indiquera "merci d'avoir pris le temps de tirer la chasse d'eau. L'endroit est accueillant. Signé, Maman de bonne humeur :0)"

-> repenser les corvées : jusqu'à présent, je préparais le repas, dressais la table, débarrassais la table, balayais, bref tout, et je me suis aperçue que mes enfants de l'étage me demandaient souvent "c'est prêt ?". Rageant non ! Après la lecture du livre, je me suis dit : repense les corvées. Depuis une semaine, je demande aux enfants "j'ai besoin d'aide pour dresser la table s'il vous plaît !" et ils le font avec plaisir. Et nous débarrassons ensemble. Et tout ceci s'est fait dans une si bonne coopération, que ce matin, quand je me suis réveillée, je les ai vu remontés du rez de chaussée me dire qu'ils avaient pris leur petit déjeuner, qu'ils avaient débarrassé leur table, et avaient préparé le mien. Que demander de mieux :0)

-> quand la crise est là, pour ne pas râler, je retiendrai les pistes suivantes : respirer pour faire tomber la pression ; me retirer dans une autre pièce pour prendre suffisamment de recul ; faire le "miroir" c'est entendre en répétant les frustrations de son enfant, c'est le respecter et l'aider à gérer ces dernières.

Ce livre n'est pas dédié qu'aux lecteurs qui veulent relever un défi mais bien à tous les personnes en recherche de bienveillance au sein de leur famille et dans leur entourage. Il est accessible au sens où il est ponctué de témoignages. Il est écrit simplement et il reflète des situations familiales au quotidien, rien à voir avec des théories, il s'agit bien là de pratiques. Les pistes sont réalisables et encourageantes.

Je recommande la lecture de ce livre et le relirai certainement d'ici quelques temps...

Comme tout le monde, les parents ont leurs besoins, leurs désirs et leur vie, à l'instar des enfants. Pourtant trop souvent, sur des détails comme pour l'essentiel, les besoins des parents peuvent être tout à fait différents de ceux des enfants. Ces besoins, tous valides et importants, diffèrent simplement et sont parfois en conflit. L'affrontement des besoins peut déboucher sur un conflit de volontés, et c'est à qui imposera son point de vue, surtout si les parents sont stressés ou épuisés.
Tâchons de trouver une solution pour que tout le monde obtienne un peu de ce dont il a le plus besoin.

Myla et Jon Kabat-Zinn "A CHAQUE JOUR SES PRODIGES"

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