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Un mercredi à la maison

Un mercredi à la maison

pour toute la famille, pour les recettes de cuisine, pour les sorties, pour les trucs et astuces, pour parler de ce qui nous entoure, pour rire autour des paroles d'enfants !

Deux jours, une nuit

Deux jours, une nuit

Ce film relate l'histoire de Sandra interprétée par Marion Cotillard qui apprend son licenciement alors qu'elle reprend le travail après une dépression. Ses collègues ont voté la prime de 1 000€ contre son départ. Avec son mari, Sandra va durant le week-end rencontrer chacun de ses collègues pour leur demander de voter pour sa réintégration et renoncer à leur prime.

Ce drame dégage avant tout une valeur rare aujourd'hui : la solidarité.

Combien de personnes renonceraient à une prime financière pour que leur collègue garde son travail ? Chacun peut en avoir besoin car il a une famille à nourrir, une maison à rembourser, un conjoint au chômage, c'est tout à fait légitime. Et d'autres n'hésitent pas à soutenir leur collègue non pas par pitié, mais bien par solidarité ; certains ont honte d'avoir été influencé, d'avoir accepté la prime contre l'humain.

Ce drame dégage une autre valeur qui me semble également importante : le soutien d'un époux.

Combien n'auraient pas compris son conjoint face à une telle situation, qui l'auraient laissé replonger dans sa dépression ? Manu interprété par Fabrizzio Ongione, soutient Sandra, la valorise et la "pousse" à aller plus loin. Il est solidaire de son épouse, il la soutient.

Ce drame dégage une autre valeur : l'altruisme

Combien d'entre nous refuseraient d'être réintégrés dans son travail parce que le boss conditionne cette réintégration par la non reconduction d'un CDD d'un de ses collègues ?

Pourquoi est-ce si difficile de demander de l'aide ? Pourquoi demander un peu de solidarité est associé à de la pitié ? Pourquoi avoir honte de demander un soutien ?

Peut-être parce que la société nous conditionne sur le fondement de l'autonomie. Regardez ce qu'on demande à nos enfants à l'école : on leur demande d'être autonomes de plus en plus tôt.

Peut-être parce que demander de l'aide, c'est démontrer une faiblesse, être inférieur, se sentir redevable.

Peut-être parce que la personne qui demande est honteuse car elle est en situation de peine et elle ne peut concevoir de l'aide si ce n'est par pitié.

Peut-être parce qu'on a peur de déranger, parce qu'on a peur du "non".

Aider les autres apporte ces moments de bonheur. Et il y a souvent plus de "oui" que de "non" suite aux demandes. Rendre service aux autres, c'est améliorer leur sort.

Je demande peu d'aide autour de moi, alors que j'en ai fortement besoin : la honte d'être devenue ce que je suis, d'être aussi malheureuse, le dérangement, la faiblesse parce que je n'ai pas réussi, chacun peut se retrouver dans mes propos. Je ne peux compter que sur moi-même. Le chemin se fait petit à petit et des amis se proposent ; je commence à les solliciter pour garder mes enfants, je partage des sujets avec eux. Solidarité, ouverture, altruisme...

Il faut aider ceux qui ne peuvent le faire eux-mêmes.

Proverbe congolais

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